Vu le contexte politique actuel, nous n'avons planifié aucun long voyage à l'extérieur du Québec en 2026. Nous nous sommes plutôt donné comme objectif pour l'été de visiter quelques sites touristiques au Québec que nous avions sur notre liste depuis longtemps déjà. Par le fait même, nous avons profité du retour de notre fille de Nouvelle-Zélande, probablement temporairement, pour passer de bons moments en sa compagnie.
Après quelques escapades d'une journée, ici et là, nous voici partis pour un court séjour dans la région de Chaudière-Appalaches. Nos destinations premières sont les iles de Grosse-Ile et l'Ile-aux-Grues, au milieu du Saint-Laurent à l'est de la ville de Québec. Nous sommes donc partis ce matin de la maison de mes beaux-parents afin de rejoindre le traversier à Berthier-sur-Mer devant nous mener à Grosse-Ile. Cette ile, communément apellée Ile de la Quarantaine, est maintenant le Lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais, un parc de Parc Canada.
Établis en 1832 afin d'empêcher la propagation des épidémies de choléras survenant en Europe, il constituait le principal lieu de passage pour l'ensemble des nouveaux arrivants dans l'est du pays. Au début, la méconnaissance de la nature et de la propagation des maladies infectueuses en faisait un peu une risée auprès des centres plus évolués, notamment ceux des États-Unis. Vers l'an 1912, suivant des médicales découvertes majeures, entre autres par Louis Pasteur, les améliorations en ont fait une référence dans le domaine.
La vaccination, les mesures d'hygiène, et la meilleure salubrité des navires à vapeur écourtant la durée du trajet à environ une semaine, ont rendu la station de moins en moins pertinente, entrainant sa fermeture en 1937.
La traversée s'est très bien déroulée, avec une houle pratiquement inexistante et sous un soleil radieux. À l'approche de Grosse-Ile, nous appercevions déjà quelques batiments et la croix celte érigée par des représentants irlandais lors du 50e anniversaire de la Grande famine survenue en 1847 en Irlande.
Notre visite guidée a débuté dans l'Édifice de désinfection. Notre groupe a subit une inspection sanitaire sous les yeux attentif du médecin de garde. Autrefois, le médecin se rendait à bord des navires arrivant par le fleuve et faisait une inspection minutieuse afin d'en déterminer les conditions des passagers. Ensuite, les bateaux recevaient l'autorisation de poursuivre vers Québec, ou de subir une quarantaine sur l'ile, selon les maladies détectées.
Les passagers étaient acheminés vers la station par petits groupes. Ceux-ci se voyaient attribuer un numéro permettant de leur associer leur baggages. Ces derniers étaient mis sans dans sacs en coton, puis placés dans une étuve. On retirait l'air avec une pompe, puis injectait de la vapeur sèche afin de tuer tous les microbes et autres nuisances. Quant aux passagers, ils devaient procéder vers une douche obligatiore de 15 minutes.
Ensuite, afin de rendre la quarantaine plus tolérable, les passagers étaient menés à des établissements selon la classe d'origine sur les navire. Ainsi, ceux de la première classe avait un beau batiment avec une vue imprenable, se voyant servir des mets préparés par les cuisiniers les ayant accompagnés durant leur croisière. Leur chambre étaient munis d'un lavabo, de l'électricité, et du chauffage central.
Quant aux deuxième et troisième classes, ils recevaient beaucoups moins de services et d'avantages. Ils devaient préparer leur propre mets avec la nourriture qu'on leur apportait.
Nous avons parcouru un court sentier faisant le tour de la pointe ouest de l'ile. Le mémorial de la croix celte était en réparation. Nous avons ensuite rejoint un autre mémorial près du cimetière catholique qui a reçu près de 4500 dépouilles en 1847, alors que la station était complètement submergée de déces suivant la Grande famine.
Nous avons ensuite fait une pause diner. Ensuite, nous nous sommes promenés près de la berge. Nous pouvions voir les pistes de ski du Mont-Ste-Anne au loin. Nous avons été impressionnés par l'amplitude de la marée. Nous sommes débarqués alors que la marée était haute, mais descendante. Aujourd'hui, son amplitude était 19 pieds.
En après-midi, notre visite se faisait principalement en embarquant dans un train-balade rejoignant le village de Saint-Luc-de-Grosse-Île. Nous avons pu voir de nombreux édifices ayant servi a éberger les employés de la station, l'église catholique et chapelle anglicane, l'école, la maison du surintendant, et autres.
Nous avons fait un arrêt pour visiter un des hopitaux d'origine, nommé lazaret.
Une des pièces avait ses vitres recouvertes d'une teinture rouge, donnant un air lugubre à celle-ci. Elle a été aménagée de cette façon en 1904 afin d'héberger des patients atteints de variole. Cette teinture devait réduite la luminosité dans la pièce car les patients atteint souffraient d'hypersensibilité à la lumière, mais également afin de favoriser la cicatrisation des blessures de la peau causées par cette maladie.
Dans un des batiments, l'ambulance ariginale était exposée. Elle était considérée comme à l'avangarde à cet époque, avec sa suspension à ressorts, son seuil abaissé, sa cloche actionnée par le pied du cocher afin d'avertir pour dégager la voie.
Adjacent, on pouvait voir l'un des trois derniers canot à glace d'origine. Aujourd'hui, on voit des répliques ultra-modernes et léger lors du festival de Québec. Mais à l'époque, c'était le seul moyen de ravitailler la station durant l'hiver.
Notre visite étant terminée, nous avons repris le traversier vers Berthier-sur-mer. À notre arrivée près de la marina, l'ampleur de la marée était évidente en comparaison avec le niveau des eaux lors de notre départ ce matin; la rampe d'accès était juste un peu inclinée, en comparaison avec l'angle important de cet après-midi.
Nous sommes à Montmagny pour la nuit. Demain, nous devrions nour rendre à l'Ile-aux-grues pour y passer la journée.














